Après l’été arrive indéniablement le début de l’automne et le retour en classe. Pour certains, c’est un passage vers le primaire, le secondaire, le cégep, l’école de métiers ou encore l’université. Mais une chose est certaine est que ce retour en classe nous affecte tous d’une manière ou d’une autre, car nous avons à cœur le bien-être et la santé de nos proches et de la génération future!
Une des nombreuses façons d’aider les jeunes Ă se sentir bien Ă l’école est de les encourager Ă manger Ă leur faim et arrĂŞter lorsqu’ils se sentent rassasiĂ©s. Pour vous aider Ă comprendre votre rĂ´le de parent et celui de votre jeune, voici une première suggestion:
- Préparer la boîte à lunch avec son jeune après le souper
Assembler la boîte à lunch sur le pouce le matin en remuant des pâtes alimentaires, entre 2 gorgées de café, ça vous rappelle quelque chose ? C’est stressant rien qu’à y penser.
En contrepartie, quand on essaie de préparer son lunch la veille, on diminue les tâches matinales, ce qui permettra d’avoir plus de temps pour déjeuner.
Une façon simple d’y arriver est de planifier de plus grandes portions lors du repas du soir dans l’espoir de transformer les restants en un bon lunch coloré.
Par exemple, lorsqu’on prépare une salade de quinoa ou un chili de haricots rouges pour souper, on demande à notre jeune d’en réserver une part pour son lunch du lendemain. Il pourra l’accompagner de pain tartiné de houmous, de crudités et d’un yogourt.
2. Lorsque cela est possible, essayer de déjeuner avec son jeune avant qu’il quitte pour l’école
Le journal de l’American Dietetic Association a analysé plus de 45 études qui ont démontré l’importance de la prise du déjeuner chez les jeunes. Ceci a permis de mettre en lumière que le fait de déjeuner entraînerait une augmentation des fonctions cognitives associées à la mémoire, un meilleur présentéisme à l’école ainsi que de meilleurs résultats scolaires.
Voici deux exemples de déjeuners complets:
Ex.: Parfait au yogourt avec noix, fruits (frais ou congelés), céréales (granola ou muesli)
Ex.: 2 rôties au beurre d’arachides naturel avec 1 œuf (à la coque, au plat ou brouillé) accompagné d’un fruit
Note: Pour les petits appétits, je vous encourage à choisir votre déjeuner préféré et en manger une partie avant de partir pour l’école et l’autre à la pause ou lorsque vous aurez faim. Si le reste du déjeuner est compliqué à amener à l’école, on peut prévoir une collation nourrissante pour la matinée.
Voici quelques exemples:
- Pomme accompagnée de craquelins et fromage cheddar ou autre variété
- Muffin / pain maison avec un berlingot de lait ou de boisson végétale
- Grappe de raisins et yogourt
3. Clarifier le rôle du parent et de son jeune, dans un contexte de déjeuner, dîner et souper
Le parent:
- Choisit le contenu du repas (ex. : carottes et poivrons jaunes, accompagnés de riz brun et blanc et de poulet grillé)
- Choisit l’heure du repas (ex. : vers 18h00)
- Choisit la durée minimale du repas (ex.: 20-30 minutes)
- Choisit l’endroit où est mangé ce repas (ex. : à la table de la cuisine)
Bonus: Pour favoriser la conversation, entre le parent et son jeune, on essaie d’éteindre les écrans le plus souvent possible.
Astuce: Il est préférable d’éviter de punir et/ou de récompenser le jeune pour qu’il mange plus. Cela peut brouiller ses signaux de faim et de satiété et modifier sa relation avec la nourriture.
Le jeune:
- Choisit la quantité de nourriture qu’il souhaite manger, ie. Selon sa faim, il mange un peu, moyennement ou beaucoup.
- Essaie de goûter à une variété d’aliments. Cela peut prendre plus de 12 fois (repas où cet aliment est servi) avant d’aimer un nouvel aliment.
Voici un outil pour manger en toute complicité.
Les saines habitudes alimentaires se construisent un repas à la fois : continuons d’accompagner nos jeunes, tout en les encourageant à écouter leurs signaux de faim et de satiété, et développer leur autonomie.
Merci de l’intĂ©rĂŞt que vous portez Ă la saine alimentation!
Votre nutritionniste et conférencière, Johanne Vézina, Dt.P.


